Sources : www.archives-finistere.fr/ www.ladepechedebrest.fr/  www.ouest-france.fr/
Très aimablement sélectionnées et transmises par monsieur Roger Hascoët que nous remercions pour cette rubrique

depeche-brest

 


 

L'OEIL DU CONTROLEUR. - Le Bris Gilles, 30 ans, demeurant, à Pleyben, est un mutile à 70 %. En bon « copain » il voulut payer à Le Dréan René, 38 ans, un voyage à Quimper. Payer est une façon de parler, puisque c'est la Compagnie d'Orléans qui devait faire les frais de la balade. « Vois-tu, dis Le Bris à son ami qui avait réussi à pénétrer dans la gare de Pleyben, j'ai en somme deux billets à prix réduit, un pour l'aller, l'autre pour le retour. Prends le premier et donne-le au contrôleur de Quimper. Je lui remettrai moi le second. Il n’y verra rien »« Entendu l » fit l'autre. Mais à Quimper le contrôleur Mury a l'œil. Il laisse passer Le Dréan, en règle, mais arrête Le Bris avec son coupon de retour. Force est de s'expliquer devant M. le commissaire spécial. D'avouer la « combine » et de s'en tirer avec chacun, un bon procès-verbal.
Ouest Eclair du 02-02-1924 - éd. Finistère Morbihan
 

 
PLEYBEN
LES BELLES NOCES BRETONNES. — Mercredi 10 février, ont été célébrées, en l'église paroissiale, les mariages de Mlle Françoise Moal, avec M. René Auffret; de Mlle Marie-Anne Moal avec M. Hervé Diraison et de Mlle Marie Moal avec M. Yves Le Moal, toutes trois filles de Mme et de M. François Moal, propriétaire au Guern et éleveur bien connu. Depuis longtemps on n'avait vu à Pleyben plus brillant cortège accompagnant les futurs à l'église. Les cavalières avaient revêtu leurs plus belles parures et le défilé présentait vraiment un ravissant coup d'œil. Les repas rassemblant 465 convives furent très bien servis par Mme Alain Suignard. Une quête faite à midi par les gracieuses demoiselles d'honneur au profit du Dispensaire antituberculeux a rapporté 70 fr. Le soir, la joyeuse et traditionnelle « Souben ar lez » fut servie au Guern. Nous présentons aux parents nos sincères félicitations et aux jeunes époux nos meilleurs vœux de bonheur.
Ouest Eclair du 13-02-1926 - éd. Finistère Morbihan
 

 
PLEYBEN
L'ELECTRICITE. - M. Picard, concessionnaire de l'éclairage électrique pour la commune, est encore, nous dit-on, en conflit avec la Municipalité et depuis plusieurs semaines nous sommes sans lumière. Un accord n'est-il pas possible entre eux ? En tous cas on désirerait le savoir et surtout être éclairé.
Ouest Eclair 14-02-1927 - éd. Finistère Morbihan
 

 
PLEYBEN
UN ENFANT QUI PROMET. — En venant à la foire, le lundi 30, un enfant, de Kérarprat, âgé de 10 ans, a dérobé une biquette sur le bord de la grand'route. Il l’a vendu 10 francs, sans marchander, à un boucher étranger à la localité et s'est empressé de s'offrir du tabac et friandises. En moins d'un quart d'heure l'argent de la chèvre était dépensé. Interrogé par le gendarme de service, le garnement a fait preuve d'une audace peu ordinaire.
Ouest Eclair du 01/02/1928
 
 
 
PLEYBEN
ACTE DE VANDALISME ET VOL AU CIMETIÈRE
Un fait particulièrement scandaleux vient de se passer à Pleyben. La tombe de l'ancien curé, vénéré de tous les paroissiens, a été visitée et pillée par quelques malandrins. Pour permettre aux voleurs de transporter les pierres en granit très lourd, le grillage, pourtant massif, a été descellé et soulevé, .ce qui laisse supposer la complicité certaine de plusieurs compères, aides et auxiliaires. Le coffre entier a disparu. Ce vol met en émoi la paisible population de Pleyben qui demande que la lumière soit faite au plus tôt. Plainte a été portée par les héritiers de M. le chanoine Kosec. La gendarmerie poursuit son enquête. Nous tiendrons nos lecteurs au courant.
Ouest Eclair 10-07-1928 - éd. Finistère Morbihan
 

 
Pleyben
UN PEU DE TOILETTE S. V. P. — Comme tous les ans à pareille époque, les touristes viennent nombreux visiter notre calvaire, le plus beau de Bretagne. Ce monument a besoin actuellement d'un brin de toilette et d'être débarrassé de l'herbe et de la mousse qui le déparent et poussent jusque sur les personnages évangéliques. La municipalité, qui a la charge de l'entretien du calvaire, ne pourrait-elle, avant les fêtes et le pardon, le faire nettoyer et enlever ces saletés, de mauvais effet ? Les abords du monument aux morts, où l'herbe pousse drue, auraient également d’être sablés.
Ouest Eclair 29-07-1928 - éd. Finistère Morbihan
 

 
L'AFFAIRE DU CIMETIÈRE
Cette affaire, qui paraissait grave et ténébreuse, s'est vite éclaircie. Les auteurs de cette déprédation sont venus, il y a quelque temps déjà, expliquer comment, en charroyant du foin, leur charrette a heurté violemment la tombe de l'ancien curé et brisé une des pierres du coffre. Ils avaient, d'ailleurs, l'intention de réparer le mal sans attirer l'attention et avaient déposé ces pierres au bas du cimetière Quant à la pierre tombale elle-même, en granit belge, elle était fendue depuis plus de trois ans. I.es responsables auraient pu faire aussitôt leur déclaration la Mairie, ce qui aurait évité une enquête et l'émotion causée par ce prétendu scandale.. Il nous revient d’un journal départemental a cru devoir, à cette occasion, insinuer que « certaines personnes désireraient voir inquiéter les coupables ». Nous demandons  au correspondant de ce journal quelles sont ces personnes. A notre connaissance, pas un seul habitant n’aurait eu pareille
pensée. Les deux hommes en cause nom jamais été suspectés et ni leur honnêteté, ni leur honorabilité n'ont jamais été mises en doute. C'est nous attribuer gratuitement et sans gentillesse un machiavélisme très, très loin de notre pensée et de notre façon d'agir habituelle ; et personne ne nous croira capable de ces noirs desseins. Nous entretenons, d'ailleurs avec les deux personnes en question les meilleures relations d'amitié et ces procédés ne sont pas de chez nous.
JOB.
25-07-1928 - éd. Finistère Morbihan
 

 
PLEYBEN
ON RECLAME. — Quelques habitants de la trêve de Guennily nous prient de vouloir bien faire remarquer à M. le Maire le mauvais état de la chapelle de ce village. La tour penche nettement au sud-ouest et les pierres de granit sont descellées particulièrement dans le haut. Des réparations s'imposent. Le centre de gravité de cette tour n'a rien de celle de Pise et on craint qu'elle tombe occasionnant de gros frais pour sa reconstruction. M. le Maire a lui-même constaté le bien-fondé de cette réclamation et l'état de délabrement de la chapelle de Notre-Dame de Guennily, étymologiquement : Notre-Dame Blanche comme le Lys.
Ouest Eclair 29-07-1930 - éd. Finistère Morbihan
 

 
PLEYBEN
Un arrêté du Conseil d'Etat
La vente criée à la porte de l'église
A la requête de M. Kervenoael, curé de Pleyben (Finistère), le Conseil d'Etat a annulé un arrêté en date du 28 avril 1927, par lequel le maire de cette commune interdit la vente, l'exposition ou la distribution de tous imprimés, etc.. sous le porche, ainsi que dans le square de l'Eglise (calvaire et ossuaire).
Ouest Eclair du 27-07-1930 - éd. Finistère Morbihan
 

 
CONSEIL D'ETAT
Distribution d'imprimés sous le porche d'une église A Pleyben (Finistère), l'église, le calvaire, l'ossuaire, classés comme monuments historiques, forment un vaste quadrilatère clos. Le maire avait pris un arrêté aux termes duquel il défendait de vendre, distribuer ou exposer sous le porche, ainsi que près du calvaire et de l'ossuaire tous imprimés, journaux, tracts, dessins ou gravures. Il se fondait sur ce que la vente des journaux et imprimés sous le porche et à la porte principale de l'église n'était pas convenable et pouvait compromettre le respect dû au culte. Mais le curé ne fut pas de cet avis, et il déféra au Conseil d'Etat l'arrêté du maire. Il fit valoir que c'était la coutume de distribuer des imprimés qui mettent les fidèles au courant des événements importants de la vie religieuse de leur paroisse. Devant le Conseil d'Etat, le commissaire du gouvernement, Ettori, a conclu à l'annulation de l'arrêté du maire de Pleyben. Il a rappelé que la loi de 1881 sur la presse a établi la liberté du colportage et que l'autorité municipale ne peut y porter atteinte que si le bon ordre et la tranquillité publique l'exigent. Tel n'était pas le cas dans l'espèce, car le maire n'alléguait qu'une raison de convenance. Le commissaire du gouvernement a d'ailleurs fait remarquer que l'arrêté attaqué était entaché d'une autre irrégularité tirée d'une violation du principe de la liberté du culte. En effet, le porche, sous lequel le maire avait interdit la distribution des imprimés, fait partie de l'édifice cultuel. Si le maire peut prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher les désordres dans l'église, il doit concilier l'accomplissement de ce devoir avec le respect, du libre exercice du culte.
L'Ouest-Eclair  01-08-1930 - éd. Finistère Morbihan
 

 
LA FETE DE NOËL
Le dernier Bulletin paroissial ne parlait que des offices ordinaires pour la Noël. Il n'y eut donc pas, cette année, comme précédemment du reste, de Messe de minuit. Les « vieux » se souviennent que dans leur jeune temps, cette solennité  très suivie par les pieux fidèles, était, malheureusement, pour certains bambocheurs de l'époque, l'occasion de réveillons-beuveries et de scènes scandaleuses, même à l'église. On dut, pour éviter ces manifestations par trop grotesques et déplacées, supprimer la Messe de la Nativité. Il est très certain qu'à l'heure actuelle la Messe de minuit attirerait la population chrétienne tout entière. Les éléments « chahuteurs » d'il y a trente ans et plus ont à peu près disparu. Ceux d'entre eux qui « vivent » et ont été la cause de la suppression de cette belle et imposante fête nocturne, se sont bien assagis. Ils souhaitent ardemment, ainsi que tout le commerce local et tous les traditionnalistes, de revoir la fête à laquelle, les premiers, ils se promettent d'assister pieusement.
  J. L. P.
Ouest Eclair 28-12-1930 - éd. Finistère Morbihan
 

 
PLEYBEN
LA TOUSSAINT ET LES TRÉPASSÉS. — Temps de Toussaint, grisâtre et pluvieux, pour ne pas déroger aux vieilles habitudes, jour de souvenir, de tristesse et de deuil. Les offices religieux sont très suivis le jour des Morts et très rares sont ceux qui ayant au cimetière un parent ou un ami n'assistent pas aux cérémonies liturgiques. Le Breton, spiritualiste et traditionnaliste, « n'usera » pas de sitôt du four crématoire. M l'abbé Lévy, vicaire, a prononcé le sermon de l'Anaoun. La foule très nombreuse, puisque le grand chœur ou le maître-autel ainsi que la sacristie débordaient de fidèles, s'est rendue au cimetière, précédée du clergé qui a chanté le Libéra et le De profundis pendant que les assistants s'inclinaient pieusement sur les tombes toutes fleuries de chrysanthèmes de ses chers morts.
Ouest Eclair 04-11-1930 - éd. Finistère Morbihan
 

 
AU PATRONAGE. — Le dimanche 30 novembre le groupe d'artistes bretonnes dit « Les Cousines de Cornouailles » qui a obtenu le plus grand succès partout où il a passé, donnera au Patronage Sainte - Thérèse, aux heures habituelles, en matinées et en soirée, une grande séance théâtrale au profit de l'œuvre du Repos ou Retraite des institutrices libres. La population de Pleyben qui ne manque jamais l'occasion de « faire le bien tout en s'amusant » répondra certainement à l'appel. Elle applaudira les comédies, les chants (en français et en breton), la noce bretonne, etc., des « cousines », en riches et brillants costumes de- « chez nous ».
 

 
JEUX STUPIDES. — A Pleyben on ignore la S. P. A., et la loi Grammont. Certains jeunes gens dont le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils sont inconscients, ne « rêvent », dirait-on, dans la journée, que des « misères » qu'ils pourraient bien faire aux pauvres bêtes, qui, par malheur « s'aventurent » près des ateliers ou dans lèse cours. Que l'on sache bien que toutes infractions à la loi Grammont seront suivies d'un bon procès-verbal. Ces mauvais farceurs s'assagiront bien vite, car, la crainte des gendarmes est. dit-on, le commencement de la sagesse.
 

 
CONFERENCE. — M. l'abbé Léon, a fait, le mercredi 25 novembre, une conférence sérieusement documentée, sur les Assurances sociales. Prenant des exemples typiques et concrets, il a fait mieux comprendre en une heure le « jeu » de la loi que n'importe quel ouvrage. Des explications furent demandées au conférencier au sujet de certains textes. M. l'abbé Léon y répondit de bonne grâce. Puis il termina en faisant appel à tous les assujettis pour qu'ils s'inscrivent, de préférence et immédiatement, afin de profiter tout de suite des avantages de la loi à la caisse mutuelle de la Famille Bretonne, société autonome, régie par les intéressés eux-mêmes.
CINEMA. — Samedi soir à 8 heures, salle de la mairie, séance de cinéma au profit du dispensaire. Le dimanche 30, à la même heure, soirée à Pont-Coblant, magasin Le Baut-Lelièvre, négociants. Le bénéfice de cette séance sera également versé au  comité du dispensaire d'hygiène sociale du canton de Pleyben.
INONDATION. — La Grande Place est inondée par un autre liquide que de l'eau de pluie. On a enfin pris la seule solution qui s'imposait : la construction d'un puisard à « recueillement ad hoc ». Celui-ci est terminé et désormais on ne pataugera plus dans le ...parfum !
28-11-1930 - éd. Finistère Morbihan
 

 
Pleyben
AU PATRONAGE. - La dernière séance cinématographique donnée au Patronage a plu à tous les assistants. A mesure que les séances déroulent le programme déjà arrêté pour tout l'hiver et qui est entre toutes les mains, nous allons de « forte » en « fortissimo ». Quelques spectateurs ! ! ont pris la mauvaise habitude de venir passer leur soirée du dimanche au Patronage, non pour voir les scénarios, ni s'amuser, mais pour ...passer le temps et ...fumer la cigarette. Ignorent-ils que malgré toutes les mesures de sécurité prises (portes d'évacuation, extincteurs, assurances) les dangers d'incendie, de panique, qu'ils peuvent provoquer ? Allons. Messieurs, un peu de bonne volonté et plus de « galanteries ». Pensez aux dames que vous « ...empestez »; attendez l'entr’acte pour en griller une et ...prendre un coup de vin chaud. C'est l'automne et l'époque des rhumes.
Le dimanche 26 octobre, aux heures habituelles : Les Rantzau, gentille idylle alsacienne.
Ouest Eclair du 21-10-1930 - éd. Finistère Morbihan
 

 
Pleyben
UN JOLI DUO. — Michel Le Coz est très connu dans tous les environs. Partout où il passe, il est considéré comme indésirable. Michel vit de sa pension et surtout de mendicité; la saison est bonne et les touristes qui l'écoutent ont pitié de lui et sont généreux. Il vient de se faire coffrer. Il passera et c'est ce qu'il souhaite, l'hiver dans un asile ou un hôpital. Peut-être prévoit-il un froid rigoureux. Son ami Lann discourt véhémentement à longueur de journées. Il est inoffensif, mais devient embêtant. Les habitants de la route de Châteauneuf se plaignent, car Lann discute — avec lui-même — habituellement jusqu'à minuit. Une simple menace de gendarmes l'a calmé, mais gare la prochaine bombe.
Ouest Eclair du 09-09-1930 - éd. Finistère Morbihan
 

 
PLEYBEN
LA MOTO-POMPE ARRIVE A POINT
La commune de Pleyben vient de faire l'acquisition d'une belle motopompe. Nos braves pompiers auront ainsi à leur disposition un bel engin pour combattre le feu. Dimanche dernier, dans l'après-midi, ont eu lieu les premières expériences de la motopompe, au milieu d'une affluence plutôt restreinte, composée en majorité d'enfants dont plusieurs, trop curieux, prirent une douche... gratuite ! Les essais venaient de se terminer depuis à peine 5 minutes, lorsqu'on vint prévenir qu'un incendie venait de se déclarer au bourg de Lannédern. Nos pompiers se hâtèrent vers les lieux du sinistre. Le feu avait pris naissance dans un tas de foin et de paille sous un hangar métallique et venait de se communiquer à une crèche attenante. La motopompe fut mise en batterie et les jets d'eau se déversèrent sur les flammes... Malheureusement, bientôt il n'y eut plus d'eau pour alimenter la pompe. On fit la chaine et on vida les puits. Et ce n'est que vers 22 heures que les pompiers
pleybennois, partis à 17 h. 30, s'en revinrent. Tous les fourrages qui se trouvaient sous le hangar avaient été la proie des flammes et le bâtiment devra être en grande partie reconstruit.
Ouest Eclair 30-09-1931 - éd. Finistère Morbihan
 

 
HISTOIRE DE POISSONS. — M. X..., mareyeur à Douarnenez, vient, une fois par semaine, remettre un panier de poissons chez Mme Bourdoulous, commerçante à Pont-Coblant. Vendredi dernier, il déposa comme d'habitude, vers 4 heures du matin, une caisse de maquereaux à la porte de sa dépositaire. Mais quand Mme Bourdoulous vint se rendre compte de l'état de son poisson, elle ne fut pas peu surprise de constater que la caisse ne contenait plus que 5 ou 6 maquereaux. Que sont devenus les autres et quel est l'auteur de cet acte malveillant?
Ouest Eclair du 28/10/1931
 

 
FOIRE DES GAGES. — Le mardi 15 décembre aura lieu à Pleyben la foire mensuelle du troisième marché du mois. Cette foire de décembre revêt un caractère particulier. C'était autrefois la foire aux gages, communément appelée foire « mouss kornigou». Les domestiques de fermes et les bonnes qui désiraient se « gager » accouraient de tous côtés à cette foire, les hommes tenant un bâton blanc dans la main, tandis que les jeunes filles tenaient un coin de leurs tabliers plié à l'aide d'une épingle, et sitôt qu'on avait trouvé de « l'embauche », adieu les bâtons ! et l'on « défaisait » les plis des tabliers brodés !... Si la foire des « mouss kornigou » n'a plus le même cachet qu'autrefois, elle attire cependant toujours beaucoup de monde et nul doute quo cette année encore toute la jeunesse des environs se donnera rendez-vous à Pleyben le 15 décembre.
Ouest Eclair du 07-12-1931 - éd. Finistère Morbihan
 

 
PLEYBEN
APRÈS LA FÊTE DU QUARTIER DE LA GARE. — Cette fête, organisée par MM. Lelièvre, négociant en grains, et Grall, chef de gare, a obtenu son petit succès. Le soir, une cinquantaine de convives firent honneur au menu du banquet. Nous donnons ci-dessous les noms des vainqueurs du tournoi de la coinchée : 1er prix, Jean Cévaër, hôtelier et Yves Colin, instituteur; 2e prix, François Le Page, tambour de ville et Yves Le Page; 3e prix, Le Berre et Morvan; 4e prix. Jean Pensivy, commerçant et Jean Floch; 5e prix, Mathieu Diraison et Louis Floch, route de la gare; 6e prix, P. Juiff et Le Moal; 7e prix, François Bouër et Mathieu Quémarrec.
Ouest Eclair du 12-04-1932 - éd. Finistère Morbihan
 

 
PLEYBEN
LE TRAIN TAMPONNE UNE CHARRETTE. — Mercredi dernier. M. Jean Mazé, du village du Crecq en Pleyben venait au bourg dans sa charrette pour y faire ses provisions. Au lieu dit « Penguilly », à un kilomètre et demi du bourg, se trouve un passage à niveau sans barrière, comme la plupart des passages de la ligne Châteaulin-Carhaix. M. Mazé n'entendit-il pas le train venir, il le prétend, ou le train ne siffla-t-il pas avant le passage, c'est ce que l'enquête de la gendarmerie de Pleyben s'efforce de savoir. En tout cas, la locomotive tamponna rudement la charrette ; les deux brancards furent brisés net, le cheval fut renversé et M. Mazé fut violemment projeté de son siège. Heureusement, que le mécanicien, en arrivant au passage avait vu le danger, et réussit à arrêter sa machine assez vite à la hauteur de la charrette, sans quoi nous aurions eu peut-être à enregistrer un accident grave, tandis que tout se borne à des dégâts matériels et à des blessures superficielles.
Ouest Eclair 20-08-1932 - éd. Finistère Morbihan
 

 
PLEYBEN
UNE SERIE D’ACCIDENTS
Août, époque de la moisson, cause inévitablement chaque année de nombreux accidents II semble que malheureusement cette année encore il en sera de même.
Au village du Guern, un domestique de ferme a eu trois doigts coupés par une machine à grand travail.
Jeudi dernier. M. Le Bourhis, du Chevers, en coupant les liens des gerbes de blé s'est fait une profonde entaille et s'est coupé une artère. Le sang giclait violemment de la plaie largement ouverte et le blessé a dû être transporté dans une clinique de Quimper : il a été aussitôt opéré et va déjà mieux.
Samedi matin, M. Le Pape, de Kerhonan, a eu son bras pris par une courroie et a eu l'avant-bras écrasé.
D'autre part, ces jours derniers il y a eu aussi pas mal d’accidents de la route M. Pétillon, entrepreneur de transports à Gouézec, est rentré dans le fossé avec sa voiture dans le tournant de Penn-Lenn, sur la route de Part-Launay au Pont-de-Buis : simples dégâts matériels.
Une bicyclette montée par une jeune fille a dérapé sur le goudron frais au bas du bourg à l'embranchement de la route de Châteaulin : plus de peur que de mal, heureusement.
Près de la Petite-Place, à un tournant brusque deux jeunes filles à bicyclettes, se sont... tamponnées : légers dégâts de machine et petites égratignures.
Nous avons, par ailleurs fait prendre des nouvelles de M. Stervinou. ferblantier à Pleyben, blessé le 7 août au Pont-Coblant dans un accident de motocyclette M. Stervinou est actuellement soigné dans une clinique de Quimper : il va beaucoup mieux, mais est devenu complètement sourd. Nous lui souhaitons une prompte et complète guérison.
Ouest Eclair du 23-08-1932 - éd. Finistère Morbihan
 

 
MORT D'UN VÉTÉRAN DE 70. — La semaine dernière ont eu lieu à Pleyben les obsèques de M. Guillaume Tersiguel, de Sao-Glanvez, âgé de 83 ans l'un des rares vétérans de la guerre de 1870 de la commune, décédé après une courte maladie. Notre brave compatriote jouissait à Pleyben de l'estime générale et la nombreuse foule de parents et d'amis qui suivit ses funérailles le prouve bien. Le drapeau des Mobiles était porté par un des anciens frères d'armes du défunt et celui des Médaillés militaires par M. Paulic Morvan, coiffeur.
A sa famille cruellement éprouvée, « L'Ouest-Eclair » offre ses bien sincères condoléances Ouest Eclair du 16-09-1932 - éd. Finistère Morbihan
 

 
UNE MAISON ENVAHIE PAR LES FRELONS
PLEYBEN, le 28 septembre. — (De notre correspondant particulier) —. Ce n'est certes pas très agréable de voir sa maison envahie par une véritable colonie de frelons ! M. Hascoët, éclusier au lieu-dit Le Buzit, en Pleyben, à 4 kilomètres du bourg, vient d'en faire la triste expérience. Un important bataillon de ces indésirables bestioles s'est installé dans la mansarde de la maison d'écluse et leur nombre est si élevé qu’il est impossible de pénétrer dans l'appartement. Devant cet état de choses, M. Hascoët, sa femme et ses cinq enfants ont dû chercher ailleurs un abri plus hospitalier, en attendant qu'ils puissent de nouveau reprendre possession de leur logement. M. Hascoët, pour se débarrasser de ses hôtes malvenus, a fait appel à M. Jean-Louis Henry, ancien député, maire de Lennon, un apiculteur bien connu dans toute la région, ainsi qu'à son fils; mais ces derniers ont en vain employé tous les moyens prescrits en pareil cas. Il a fallu, de guerre lasse, téléphoner au Service départemental d'hygiène de Quimper, mieux outillé pour faire le nécessaire. Espérons que l'éclusier et sa famille pourront sans tarder rejoindre leurs pénates où l'on comptait jusqu'à 300 frelons à une seule fenêtre.
Ouest Eclair du 29-09-1932 - éd. Finistère Morbihan La lutte contre les frelons de l’écluse de Buzit On a dû avoir recours aux gaz « L'Ouest-Eclair » a déjà relaté l'envahissement d'une maison d'Ecluse à Pleyben par une innombrable colonie de frelons. M. Hascoët, l'éclusier du Buzit, empêché par ces indésirables bestioles de rentrer dans son « home », dut faire appel pour les chasser, après plusieurs essais infructueux, au Service départemental d'hygiène. Ces jours derniers donc, le Service départemental d’hygiène s'est transporté sur les lieux dans le but d'exterminer le bataillon des frelons, et nous avons noté la présence du docteur Cuzet qui, accompagné de son aide, M. Bernard, surveillait les opérations assez délicates de cette chasse aux insectes. L’ingénieur des Ponts-et-Chaussées, M Folgoas, qui assistait à ce travail, avait mis son chef éclusier, M. Caillarec, à la disposition du Servies d'hygiène. On a dû avoir recours au gaz pour essayer de faire partir les importunes bestioles. On a donc hermétiquement clos toutes les ouvertures ; puis après avoir pratiqué un trou dans le plafond de la mansarde, on a répandu dans le logement envahi par les frelons, une grande quantité de gaz sulfureux. Nous souhaitons  bien vivement qu’à l’ouverture des portes les hôtes indésirables aient fui leur gîte ou soient exterminés. Avant de partir, le docteur Cuzet a prélevé quelques spécimens de ces insectes que jusqu'ici nous avons continué à appeler frelons, mais qui sembleraient être d'une autre espèce, car plusieurs de ces vilaines bestioles mesurent trois centimètres et demi ou même quatre.
Ouest Eclair du 02/10/1932
 

 
UN PRIX COGNACQ-JAY A PLEYBEN
Les époux Foll, de Garsolic-Troléo en Pleyben lauréat d’un prix de 10.000 francs de la fondation Cognacq-jay (huit enfants) Aux confins de la commune de Pleyben sur le plateau qui domine les bourgs de Brasparts, Lannédern et Le Cloitre-Pleyben, se dresse le village de Garsolic-Troléo. Après bien des interrogatoires, des déconvenues et des glissades dans la glaise détrempée, nous arrivons enfin dans une salle commune délicieusement animée : 14 personnes sont là, semblant suspecter notre entrée. Nous présentons à tous nos salutations en breton, langue de la famille, avant de féliciter au nom de l’Ouest-Eclair, le maître et la maîtresse de la maison, qui s'apprêtent à répondre aux questions qui se pressent sur nos lèvres. — C'est notre sympathique vicaire M. Léon, qui nous a prévenus ce matin, nous dit tout heureux M. Le Foll  il avait vu notre prix dans l'Ouest-Eclair, et il était aussi heureux que nous.
Dans la pénombre de la pièce, une collection de jolis yeux naïfs et brillants sont dirigés vers le correspondant  de l’Ouest Eclair. Atmosphère éminemment sympathique que celle de cette famille cornouaillaise dont le chef dirige l'exploitation d'une ferme de 14 hectares. Le Foll René est âgé de 35 ans. Il se maria en 1919 à Marie-Françoise Menez. Les enfants se succédèrent à une cadence à peu près régulière : 5 garçons et 3 filles, dont l'aîné a 12 ans. Le dernier est un gros poupon de 10 mois aux joues vermeilles que ses grands-parents, âgés respectivement de 60 et 63 ans, soignent devant un feu pétillant. Puissent tous les prix Cognacq-Jay favoriser les familles aussi méritantes que la famille Le Foll, de Garsolic-Troléo. C'est le souhait que ne pouvons nous empêcher de formuler en prenant congé de ces braves gens obstinément attachés à la terre qui les vit naître.
Riou.
Ouest Eclair du 23/12/1933
 

 
AVIS IMPORTANT. — Nous avons le plaisir d'annoncer à nos lecteurs que désormais l’Ouest-Eclair arrivera à Pleyben dès avant 9 heures du matin, par auto, en même temps donc que les autres journaux régionaux, sinon en avance et 24 heures avant les journaux de Paris.
L'Ouest-Eclair est et sera toujours le mieux informé et le premier partout. Donc, dès 9 heures, les Pleybennois trouveront l'Ouest-Eclair chez Mme Le Gall, Grande-Place, notre dépositaire, où ils peuvent aussi réclamer le Petit-Breton et l'almanach d’Ouest-Eclair.
Ouest Eclair du 19-10-1932 - éd. Finistère Morbihan
 

 
LA GENDARMERIE. — Dans le palmarès du concours annuel départemental de tir, nous relevons sur quatre lauréats, trois noms appartenant à la section de Châteaulin, à savoir : Premier prix de mousqueton : le gendarme Hascoët de la brigade de Pleyben ; premier prix de pistolet : le chef de brigade Mens, de La Feuillé ; deuxième prix : le chef de brigade Jézéquel, du Faou.
Nos félicitations aux fins guidons.
Ouest Eclair de 01/11/1932
 

UN ACCIDENT D'AUTO

L’auto de M. le Préfet du Finistère dérape près de Pleyben.

L’accident est sans gravité

Hier matin, se rendant à Roscoff, au sanatorium Marin, la voiture de M. le Préfet du Finistère a dérapé vers 8 heures 30, entre Pleyben et Brasparts et a glissé dans le fossé, malgré le sang-froid du conducteur. M. le préfet a été légèrement blessé et porte des contusions sans gravité. La voiture a été retirée du fossé par un garagiste de Pleyben. M. le préfet a pu regagner Quimper et, après visite d’un médecin, a repris ses occupations. (Ouest Eclair du 21 Août 1936)

 


 

ATTENTION AUX VOLS A LA TIRE.

Il y a quelques jours à la foire de Pleyben, une bousculade se produisit dans la foule sur le marché aux porcs, vers 2 heures de l’après-midi. Une personne de Garzagoff en le Cloitre Pleyben, Mme Lédan, ayant aussitôt porté la main à sa poche s’aperçut de la disparition de son porte-monnaie contenant 70 francs. Presque aussitôt une autre personne, Mme Hascoët, de Prayou-Marie en le Cloitre-Pleyben criait au voleur ! on venait aussi de la soulager de son porte-monnaie et de son contenu, 18 francs.

Des recherches faites aussitôt par la gendarmerie pour découvrir l’auteur de ces vols sont demeurées infructueuses.  (Ouest Eclair du 03 Mars 1902)

 


 

INAUGURATION DU MONUMENT AUX MORTS

L’inauguration du monument aux morts pour la patrie aura lieu le Dimanche 27 Novembre.

(Ouest Eclair du 18 Novembre 1921)

 


 

SECOUSSE

Une secousse sismique a été ressentie hier vers 22 heures, dans une partie de la ville. Quelques meubles ont été déplacés légèrement. On ne signale aucun dégât. (Ouest Eclair du 02 Février 1925)

 


 

LA MORT DU PLUS VIEUX GREFFIER DE FRANCE

Pleyben vient de perdre son greffier le plus ancien de France.

M. Nicolas Rannou naquit à Pleyben en 1859.Il était issu d’une vielle famille de cultivateur demeurant à la ferme de Trobarrec. Vers l’âge de 15 ans, il quitta sa famille pour venir au bourg servir de clerc cher Me Le Bretton,  puis Le Velly.

En 1884, il prit le greffe du justice de paix et depuis lors il exerça ses fonctions à la satisfaction de tous. Sa mort provoqua une douloureuse surprise car jusqu’au dernier moment, il avait assumé les lourdes responsabilités de sa charge.

Longtemps encore Pleyben se souviendra de cette belle figure, la dernière notabilité pleybennoise restée fidèle au costume de nos ancêtres.

(Ouest éclair du 22 juillet 1936)

 

 


ACTE DE PROBITE

 

Mercredi 16 courant Mlle Louise Bronnec, demeurant au bourg de Pleyben, ayant trouvé sur la route un portefeuille contenant 280fr. s’est empressée de le remettre à son propriétaire sans vouloir accepter aucune récompense, protestant qu’elle n’avait que son devoir.

Avec les remerciements du propriétaire nous adressons à cette honnête personne, nos meilleures félicitations.

 

 


 

ELECTIONS

 

La liste d’union républicaine sur laquelle M. Michel d’Amphernet arrive en tête, passe toute entière à plus de 300 voix de majorité.

(Ouest éclair du 04 décembre 1919)


A VENDRE A L’AMIABLE

CHALAND « VICTOR » jaugeant cent tonnes en tôle d’acier et en très bon état de navigation. Pour visiter, s’adresser à M. DROUAL patron, à Brest ou à Port-Launay, et pour traiter à Me GUILLY, notaire à Pleyben. (Ouest éclair du 07 mars 1920)


 CONSTRUCTION D’UN PONT

Le lundi 15 janvier, il sera procédé, à la mairie de Châteaulin, à l’adjudication sur soumissions cachetées, des travaux de construction  d’un pont au Moulin de Ty-Menn, sur le canal de Nantes à Brest, en Pleyben. Les piliers de ce pont sont déjà faits et son utilisation rendra les plus grands services.

(Ouest éclair du 2 janvier 1923)


CHIENS ENRAGES

Plusieurs chiens enragés ont été abattus. M. le maire a pris un arrêté ordonnant d’attacher tous les chiens.

(Ouest éclair du 2 janvier 1923)


MOUVEMENT DE LA POPULATION ;

On a enregistré en 1922 : 123 naissances, 96 décès et 58 mariages.

(Ouest éclair du 2 janvier 1923)


LE MARCHEUR CARADEC A PLEYBEN

Samedi prochain, Caradec, le marcheur bien connu, fera autour de la place une exhibition de marche pendant vingt-quatre heures.

Du samedi, 18 heures, au dimanche, 18 heures, il tournera infatigablement dans notre petite ville. Caradec fait appel à tous les sportifs pour venir avec lui ou contrôler son épreuve. Blessé civil, sans pension, le marcheur Caradec fait ces exhibitions pour subvenir aux besoins de sa famille de 5 enfants. Le contrôle sera assuré au restaurant Yves Cozien, route de la Gare.

(Ouest éclair du 10 juillet 1936)


CINEMA

Lundi 14, en soirée, dans la salle de la mairie, la tournée Louis Bourhis passera le grand film Viva Villa

(Ouest éclair 12 septembre 1936)


VISITE IMPREVUES.

Le 14 juillet a été caractérisé par la visite inattendue de quelques-unes des célébrités du cinéma. Le départ de la course cycliste, remportée par notre compatriote Jean Join, fut donné par le célèbre Noël-Noël ! Ils étaient là tout un groupe d’acteurs et d’actrices venu tourner quelques scènes à l’ombre de notre vieux clocher. Hélas ! Le temps ne leur fut pas favorable : en le regrettant pour eux, nous sommes heureux de penser qu’ainsi nous aurons de nouveau le plaisir de leur visite.

Avec Noël-Noël l’on remarquait encore Mmes Marguerite Moreno et Colette Darfeuil qui se plièrent avec une très bonne grâce et une simplicité charmante aux exigences des nombreux photographes amateurs. Ainsi, vraisemblablement sans trop tarder, Pleyben, va être le théâtre de prises de vues et les pleybennois seront ravis de voir leur petite ville transformée en Hollywood d’un jour.

(Ouest éclair du 17 juillet 1936)


NOUVEAU PARATONNERRE

Depuis trois semaines, un spécialiste, Mr  Raulin procède à l’installation d’un nouveau paratonnerre fixé à notre clocher, haut de 53m.50. Le grand coq qui le surmonte mesure 0m.70.

Ce travail dangereux et délicat a été exécuté de façon parfaite.

(La dépêche du 6 novembre 1938)


NTERDICTION DE FOIRE

Le service vétérinaire sanitaire ayant constaté des cas de fièvre aphteuse au village de Coz-Quinquis, en Pleyben, les foires qui se tiennent dans cette commune, ont été interdites jusqu’à nouvel ordre par un arrêté préfectoral en date du 21 octobre courant.

(Ouest éclair du 28 octobre 1920)


CHIEN ENRAGE-

Mme Le Floch, du village de Pénoch, a été mordue par un chien atteint de rage. Elle a été dirigée sur l’institut Pasteur à Paris.

(Ouest éclair du 31 mars 1921)


DES VANDALES A SAINT-LAURENT

Nous venons d’apprendre, il y a quelques temps, des énergumènes se sont amusés à briser à coup de pierre, le grand vitrail de notre vielle chapelle. On ne saurait trop stigmatiser ces actes stupides qui paraissent se généraliser dans notre contrée, surtout lorsque, comme c’est ici le cas, ils le sont fait de nos compatriotes. Nous demanderons aussi de respecter les grands ifs du square de l’église, qui sont si souvent mutilés et donnent un cachet si pittoresque à notre incomparable architectural.

Ouest Eclair du 25 /08 /1936


UNE BONNE FIGURE PLEYBENNOISE : Mme LE SEACH.

Une des plus anciennes et des plus sympathiques physionomies du Vieux-Pleyben  vient de prendre sa retraite et de s’apprêter à goutter un repos bien gagné. Et nous ne voulons pas la laisser quitter l’armée active des hôteliers de notre belle Cornouaille sans la prier d’agréer ici le respectueux et cordial hommage qui lui est dû. C’est une seconde «  Mère aimée » que tous ceux, et ils sont nombreux, qui ont fréquenté l’hôtel des Voyageurs, surtout aux temps bénis de l’avant-guerre, ont pu connaitre et apprécier. Les vieux Pleybennais n’oublieront pas de sitôt son accueil toujours si affable ni sa cuisine savoureuse. Nous nous sommes laissé dire que cette affabilité n’avait pas toujours été payée de retour et que certain coin de jardin abritait un certain nombre de rosiers symboliques, comportant plus d’épines que de roses. Ce coin de jardin, en tout cas, est demeuré bien secret, et pas une plainte, pas même une confidence, n’est sortie des lèvres toujours souriantes de l’excellente Mme Le Seach.

Ouest Eclair du 19 /01 /1938


 SUCCES UNIVERSITAIRES

Voici les résultats obtenus par nos jeunes concitoyens à la deuxième sessions des examens de l’année : Baccalauréats : 2e partie (philosophie) , Melle Marie Thérèse Saliou, avenue de la Gare ; M. Jean Lelièvre (avec mention), Grande Place. Baccalauréat : 1re partie, M. Michel Saliou (avec mention), avenue de la Gare. Nos plus sincères félicitations aux jeunes lauréats et nos compliments aux heureux parents.

Dépêche de Brest 01/10/1941


 Hier soir, au passage du dernier train entre les gares de Pleyben et Châteaulin, près du village Penguilly, une énorme pierre avait été placée sur la voie, et aurait inévitablement déterminé un déraillement sans la présence d’esprit du mécanicien. La gendarmerie a procédé à l’arrestation de deux individus présumés les auteurs de cette tentative criminelle.

La Lanterne 15/11/1906


NECROLOGIE.

On annonce la mort : A Pleyben (Finistère), du docteur Lebreton, ancien membre de la constituante et de l’assemblée nationale de 1871, qui, lors du voyage présidentiel en Bretagne, avait refusé la croix de la légion d’honneur.

Le Matin du 10/10/1896


Après vingt-deux mois de souffrances dues aux terribles blessures qu’il reçut lors de la catastrophe de la Liberté, le quartier maître Mengam, originaire de Pleyben(Finistère), est à peu près en état de quitter Saint-Mandrier. Mengam, qui compte vingt-cinq années de service, et reçu il y a deux ans, la médaille militaire, des mains du président Fallières, attend maintenant sa mise en réforme et la liquidation de sa pension retraite, qui lui permettra de se retirer au pays natal.

Le Matin : 05 /08 /1913

 


VOL D'UN PARAPLUIE

Pendant la foire du 15 avril à Pleyben, Marie-Anne Favennec, 21 ans, domestique à Tachennic, en Saint-Ségal, marchandait un parapluie à un forain, quand, profitant d’un moment d’inattention du marchand, elle s’esquiva en emportant le parapluie sans payer. La fille Favennec est condamnée à 50 Fr. d’amende avec la loi Bérenger.

Ouest Eclair du 27/04/1902

 La Ligne de Pleyben Châteaulin. La section à la voie étroite de Pleyben à Châteaulin –ville (ligne de Carhaix à Châteaulin) est ouverte au service des voyageurs et des transports à grande et petite vitesse depuis le 4 août. L’horaire du train est fixé : De Carhaix à Châteaulin-ville. Départ de Carhaix à 5h.55 matin, 10h.20 matin et 7h.15 soir ; arrivée à Châteaulin-ville à 8h.9 matin, 12h.36 soir et 10h. soir. De Châteaulin-ville à Carhaix. Départ de Châteaulin-ville à 7h.35 matin, 12h.36 matin et 3 h.5 soir, arrivées à Carhaix à 9 h. 47 matin, 1 h.50 soir et 6h. 20 soir.

L’Echo du Finistère août 1906


UNE DESAGREABLE SURPRISE

Lundi dernier, M. X… retirait, à la gare de Pleyben, un colis postal contenant une commande de pardessus. Arrivé chez lui, après avoir promené dans le bourg toute la journée son colis qu’il couvait des yeux, et voulant faire constater à plusieurs  la beauté de son achat, qu’elle ne fut pas sa stupéfaction et son indignation, en ouvrant le paquet, d’y trouver, à la place de son Elbeuf, un vieux paletot qui avait dû couvrir pendant de longues années les épaules crasseuses d’un miséreux. La trouvant mauvaise, il a présenté une réclamation à la gare.

L’Echo du Finistère Janvier 1909


A PROPOS DE BOUGIES

Le 18 février. Le bedeau de Pleyben, surpris, en novembre 1909, à fabriquer des bougies avec des cierges de première communion, se vit dresser procès-verbal par l’administration de la Régie, puis déféré au tribunal de Châteaulin, qui rendit un jugement, où après avoir déclaré : «  Que la fabrication de la bougie n’est pas un monopole de l’Etat, que de plus, la loi du 30 décembre 1873 ne vise que les fabricants de bougies ou les  marchants assimilés aux fabricants, c’est-à-dire ceux qui fabriquent ou achètent pour revendre, mais ne s’occupe, dans aucune de ses dispositions, des personnes qui fabriquent des bougies pour leurs besoins personnels ; d’où il suit que la loi susvisée ne saurait s’appliquer à cette catégorie de producteurs », il acquitta le prévenu. Appel ayant été formé par l’administration de la Régie, la cour d’appel de Rennes a confirmé purement  et simplement le jugement de Châteaulin.

Journal des débats politiques et littéraires   1911/02/19


 

AVIS AUX HOTELIERS ET LOGEURS

Les hôteliers et logeurs sont tenus d’observer strictement les prescriptions édictées par le décret du 10 mars 1939, concernant le tenue du registre, et l’établissement des fiches d’hôtel. L’une de ces fiches doit être immédiatement transmise à la kommandantur locale. Les hôteliers et logeurs ont à vérifier, sous leur responsabilité personnelle, les pièces d’identité qui doivent être obligatoirement réclamées lors de l’inscription sur le registre.

Ouest Eclair du 10/05/1941


 

Page 3

AVIS DE LA MAIRIE

En huit jours, huit personnes ont été surprises dans les rues après 10 heures du soir et amenées à la kommandantur : elles se sont vu infliger des amendes ou ont été détenues 24 heures. Le maire rappelle à ses administrés que,  d’ordre des autorités allemandes toute circulation est strictement interdite de 22 heures à 6 heures du matin.

Le Courrier du Finistère février 1941


Nous apprenons avec le plus vif plaisir le succès de notre sympathique concitoyen. Jérôme Gaouyat, à l’examen de principal clerc de notaire. Nos plus sincères félicitations à M. Gaouyat et nos plus vifs compliments à M. Le Lann notaire dans notre localité.

DEPECHE DE BREST du 22/10/1940


POUR LES PRISONNIERS DE GUERRE.

Une collecte faite à l’occasion du mariage de M. Jean Join, notre sympathique secrétaire adjoint de mairie, avec Melle Paulette Le Page, et de Laurent Le Page avec Melle Marie Douguet, au profit des prisonniers de guerre, a produit la coquette somme de 165 francs. Le comité des prisonniers de guerre de Pleyben remercie bien sincèrement les généreux donateurs et adresse aux jeunes époux tous ses compliments avec ses meilleurs vœux de bonheur.

DEPECHE DE BREST du 29/10/1940


ESSENCE DE BATTAGE

Le maire informe les cultivateurs de la commune qu’il n’y a pas d’essence actuellement et qu’il leur est inutile de se présenter journellement à la mairie à ce sujet. Dès que le contingent d’essence à recevoir sera à leur disposition, une répartition équitable sera faite suivant les quantités reçues.      Le maire M. D’AMPHERNET.

Dépêche de Brest 16/08/1940


PLEYBEN  BON DE SAVON. La distribution des bons de savon se fait à la mairie depuis  vendredi dernier 6 décembre. Prière de se munir des cartes d’alimentation et du bon n° 9 du mois de décembre. Les épiciers peuvent présenter les cartes de leurs clients.


A PROPOS DE LA CIRCULATION.

Le maire fait savoir aux habitants qu’il est formellement interdit de circuler sur la voie publique entre 22 heures et 6 heures du matin, à moins d’une autorisation écrite de la Standortskommandantur . Les délinquants seront poursuivis. Il rappelle que les prescriptions concernant la défense passive doivent être rigoureusement suivies.

OUEST ECLAIR du 08/12/1940


Dans sa séance du 30 avril 1919, le conseil général avait voté la création d’une ligne de chemin de fer allant de Quimper à Brasparts directement, par Briec et Pleyben. Au cours de sa session d’avril dernier, l’assemblée départementale a décidé de maintenir ce tracé.

DEPECHE DE BREST du 22 mai 1920


 On nous écrit : « Il n’y a plus à Pleyben aucune pompe en bon état. La pompe municipale de la grande place, vieille comme les rues et ayant les tuyaux complètement rongés, est irréparable : qu’attend-on pour la remplacer ? Eclairer la ville à l’électricité, c’est très bien : donner à une population de plus de mille âmes l’eau potable nécessaire pour la consommation, c’est mieux ! Nous nous permettons de demander également à M. Qui de droit : « Qu’est devenue depuis la guerre la pompe à incendie ? Où diable est la section des pompiers ? il sera trop tard pour penser et parer aux incendies et le « cesser le feu » du clairon ne sera entendu  que lorsque toutes les pompes  seront réparées.

LA DEPECHE DE BREST du 21 avril 1920


SAPEUR –POMPIERS

La section des sapeurs-pompiers qui avait dû être dissoute pendant la guerre va reprendre incessamment ses réunions et exercices. Les volontaires connaissant les avantages accordés aux pompiers (Secours en cas de maladie, frais médicaux et pharmaceutiques gratuits) ne manqueront pas. Il est urgent que cette section soit mise à même de rendre les services sur lesquels compte la population le plus rapidement que possible.

Ouest Eclair du 14/04/1921


LE RECENSEMENT

Le bourg compte 261 maisons, 394 ménages et 1.235 habitants. Pour la totalité de la commune, il y a 1.031 maisons, 1.174 ménages et 4.955 habitants. En 1911, on en comptait 5.536.Il y a une diminution de 581 habitants. 270 sont morts pour la Patrie.

Ouest Eclair du 14/04/1921


AU PATRONAGE : ENCORE DU NOUVEAU ! — Le Ciné-Patro veut toujours aller de l'avant et être « à la page » et c'est ainsi que de temps en temps, il nous offrira des actualités pleybennoise. Nos concitoyens aimeront se voir à l'écran et y voir> leurs parents ou leurs amis, les actualités focales, les fêtes, mariages, réunions sportives, les « célébrités » pleybennoises, etc. Pour Belphégor, film policier en 3 épisodes (27 décembre 1931 et 1« janvier 1932), voici le programme des actualités pleybennoises : La foire de» Mours Kornigou, La tête des Pompiers, La sortie de la grand'messe à Pleyben, le LQ décembre, etc.... etc...

 


 

LE BANQUET DES POMPIERS — Dimanche dernier la section pleybennoise des Sapeurs-Pompiers se réunissait à midi à l'Hôtel de la Croix-Blanche, pour leur banquet annuel Une trentaine de membres honoraires ou amis de la section avaient tenu à se i joindre à nos sympathiques pompiers. I Comme nous le prévoyions, ce fut un banquet tout amical où la plus franche gaité ne cessa de régner.Mme Cévaër se montra une excellente cordon bleu et composa un menu à la hauteur. Et c'est à regret que nos convives se levèrent de table, se donnant rendez-vous pour l'an prochain. Ils voudront revivre cette journée en venant voir dimanche au Patro les actualités pleybennoises

Ouest Eclair 25-12-1931 - éd. Côtes d'Armor Finistère (page 7)

 

LE PAYS DES MAÇONS

Le « Yeun » des Montagnes d'Arrées, où croit une herbe courte et chétive qui suffit à peine à la nourriture du troupeau affamé qui les parcourt abrite dans ses villages clairsemés, une population exclusivement composée de « piliaouers » et de marchands, de toile qui, nantis du mètre de buis et de balle écrue s'en vont de porte en porte récitant leur boniment. Briec et les communes limitrophes, voient, grandir leurs nombreux enfants dans une terre trop petite ; battis en fores, ils dirigent leur avenir vers les cadres de la police, de la gendarmerie et des douanes. Entre ces deux Régions s'étendent les communes de Pleyben, Lennon et Le Cloître, dont la population, enracinée au sol qui les vit naître, forme deux corporations bien distinctes : cultivateurs et maçons. Une rapide enquête menée dans les chantiers de notre région, nous a révélé que quatre-vingts pour cent des maçons y employés étaient d'origines Pleybennoises. Cette constatation trouve une facile justification dans l'intensité de la circulation qu'aux débuts et fins de semaines animent curieusement les routes, divergentes ou convergentes de ce centre important. Piétons, cyclistes, motocyclistes appartenant à cette corporation, vont, viennent, filent et s'entrecroisent dans un, vrombissement infernal, et si leurs ancêtres furent éprouvés par des marches longues et fatigantes, la génération actuelle dispose de moyens rapides de déplacement où la motocyclette semble prédominer. A la maison, la mère, l'épouse, la sœur, se consacrant à des menus travaux de culture, apportent au ménage le complément indispensable de bienêtre, car il ne faut pas oublier que le maçon est l'artisan le plus touché par les intempéries. La pluie et plus encore les rigueurs de l'hiver les contraignent cent vingt jours par an à abandonner la truelle et le marteau. Le maçon de Pleyben, poursuit avec une Volonté farouche, le chemin tracé par ses ancêtres, et ainsi de génération en génération, se perpétuera chez lui l'amour du métier.   H. R.

Ouest Eclair  12-03-1932 - éd. Finistère Morbihan (page 7)


Page4 AUTOCAR CONTRE CHARRETTE. — Mercredi 21, à 13 h. 15, l'autocar du service régulier de la Régie quittait Pleyben pour Quimper. A ce même moment, face au garage Favennec, route de Quimper, une charrette doublait un camion en stationnement. L'autocar de la Régie, appartenant à M. Le Cœur, de Pouldreuzic, voulut passer entre les deux véhicules, mais un écart du cheval détermina le choc. La charrette, appartenant à M. Mathieu Borgne, de Leslac'h, était conduite par M. Gourvest Pierre. Me Pascoët, huissier, a fait le constat des dégâts matériels qui, heureusement, ne sont pas très importants.

 


 

CAMION CONTRE CAMION. — Jeudi 22, une nouvelle collision se produisait dans le bas-fond de Stergol-ven, entre Pleyben et le Pont-Ty-Men. A ce coude très accentué de la route, le camion de M. Kerdévez, entrepreneur à Pleyben, se trouvait face à face avec celui de M. Halléguen également de Pleyben. Quoique tenant bien sa droite, le premier accrocha l'arrière gauche du camion Halléguen. L'accident se réduit à des dégâts matériels malgré tout assez élevés. Constat a été dressé par M* Pascoët, huissier à Pleyben.

Ouest Eclair 25-07-1937 - éd. Finistère

 


 

MONUMENT COMMEMORATIF. — La pose de la première pierre du monument aux morts pour la Patrie a eu lieu le 10 septembre. La date de l'inauguration n'est pas encore fixée.


DISTRIBUTION D'EAU. — Parmi plusieurs projets présentés, la soumission a fait choix du système du bélier hydraulique à installer à la fontaine de Glandvez, près de la gare. Les travaux viennent de commencer. Les  différents quartiers de la ville seront pourvus d'eau potable distribuée au moyen de bornes-fontaines, dans une quinzaine de jours. Ouest Eclair 14-09-1921 - éd. Finistère Morbihan

 


 

FETE NATIONALE. — 16 juillet, carillon des cloches et salve de coups de canon.

17 juillet, à 6 heures, salve de coups de canon. A 8 heures, distribution de pain aux indigents. De 9 à 11 heures, Petite-Place, jeux divers. A 11 h. 30, banquet par souscription. A 14 heures, route de Carhaix, course de bicyclettes (communale), A 14 h. 40, route du cimetière, course d'hommes. A 15 h. 20, route de Quimper, course de chevaux. A 16 heures, route de Brasparts, course de vieillards au-dessus de 50 ans (hommes et femmes). A 16 h. 30, route de Garsmaria, course d'enfants au-dessous de 12 ans. A 17 heures, Grande-Place, course de bicyclettes (libre), 6 tours de place, A 18 heures, concert par la musique de Pleyben. A 21 h. 30, retraite en musique. A 22 heures, illuminations et feu de joie.

 


 

DISTINCTION. — M. l'abbé Germain Cozien vient d'être élu abbé général à vie des Bénédictins de France. Il a reçu la mitre et pris possession du siège abbatial de Solesmes, le 14 juillet.

Ouest Eclair 15-07-1921 - éd. Finistère Morbihan

 

 


 

VOL. — Mme Juiff a été victime d'un vol d'une demi-brouettée de linge et d’habits. Elle a porté plainte à la gendarmerie.

 


 

TENTATIVE DE VOL. - Un voleur a pénétré, la nuit, dans un nouveau magasin à peine achevé, situé à la gare, appartenant à MM Lelièvre et Lebaut, négociants et a essayé de dérober plusieurs sacs de son qu'il avait déjà descendus du premier étage au rez-de-chaussée. Il a sans doute été dérangé dans son opération car il a tout, abandonné. Le voleur est tombé dans un trou assez profond devant servir à l'installation d'un élévateur électrique et s'est certainement, blessé ce qui facilitera les recherches et l'enquête.

 


 

PORTEFEUILLE EGARE. - M. Mathieu Quémarec, négociant en crains a perdu, sur la petite place, un portefeuille contenant plus de 3.000 franc et un chèque postal

 


 

RECENSEMENT. - Il est rappelé aux cultivateurs qu'ils doivent déclarer à la Mairie, avant le 1er janvier, leurs chevaux, mulets, etc.

Ouest Eclair 20-12-1922 - éd. Finistère Morbihan

 


 

PLEYBEN. — Vols. — Toutous Hervé, âgé de 32 ans, journalier à Garsabic, en Pleyben a 1° en 1920, volé une bicyclette que son propriétaire, M. Yves Mazé, peintre à Brasparts, avait momentanément déposée à la porte d'un débit près la gare du Pont-de-Buis ; 2° En 1922, dérobé une pompe de bicyclette, une plaque de contrôle et plaque d'identité. 3° A été trouvé en état d'ivresse et circulant à bicyclette sans lumière. Le Tribunal lui octroie 1 mois d'emprisonnement et deux amendes de 5 fr.

 


Escroqueries. — Le Roux Jeanne, âgée de 20 ans, célibataire, sans profession ni domicile fixe, a, en prenant de fausses qualités, sollicité et reçu des offrandes en faveur des orphelins de la guerre, offrandes qu'elle s'est  empressée de s'approprier. Plusieurs fois condamnée pour vols et vagabondage, elle récolte cette fois-ci  3 mois et 1 jour.

 

 

Ouest Eclair 29/10/1922

 


 

CONSTRUCTION D'UN PONT. - Le lundi 15 janvier, il sera procédé, à  la mairie de Châteaulin, à l'adjudication sur soumissions cachetées, des travaux de construction d'un pont au Moulin de Ty-Menn, sur le canal de Nantes à Brest, en Pleyben. Les piliers de ce pont sont déjà faits et son utilisation rendra les plus grands services.

 


 

CHIENS ENRAGES. — Plusieurs chiens enragés ont été abattus. M. le maire a pris un arrête ordonnant d'attacher tous les chiens.

 


 

MOUVEMENT DE LA POPULATION. — On a enregistré en 1922 : 123 naissances, 90 décès et 58 mariages.

Ouest Eclair 02-01-1923 - éd. Finistère Morbihan


FINS GOURMETS. — Plusieurs énergumènes, profitant, de l'absence de M. Joseph Le Page, charcutier, se sont introduits vers les dix heures du soir, dimanche dernier, dans son domicile, à l'aide d'une fausse clef, et ont dérobé une vingtaine d'andouilles représentant une valeur de deux cents francs, ainsi que quelques bouteilles de cidre. Plainte a été portée contre les voleurs qui ont été reconnus par plusieurs personnes.

 

 


AU PATRONAGE. - - Les  « grands » de l'Ecole libre des garçons, dirigés par M. Le Lec, ont donné au patronage Saint-Germain, une séance récréative tout à fait réussie. Les petits Mathurin, Guélard, PICARD, Léon, etc., se sont fait applaudir ; ceux  sont des jeunes qui promettent. Bravo à toute la troupe et félicitations aux dévoués organisateurs.

 

Ouest Eclair 12-12-1923 - éd. Finistère Morbihan

 

 


A  TY-MEN -- L'inauguration du pont de Meil-Tymen, a eu lieu le dimanche 30 septembre. Après  les souhaits de bienvenue aux autorités, de M. le comte de Legge, maire de Gouézec et les remerciements de M. le préfet, la musique joué la Marseillaise. Un banquet de 300 couverts, servi par M. Quintin, de Gouézec, réunit les invites et de nombreux cultivateurs de Pleyben, de Gouézec et de Saint-Thois-. Au dessert, des discours sont prononcés, au nom des maires du canton, par M. Henry maire de Lennon ; M. Lancien, vice-président du Conseil général; M. Berthélémi, Conseiller général du canton ; M. Février, conseiller général de Châteaulin; M Desmars, préfet du Finistère et M. Louppe sénateur, président du conseil géneral. Le Petit Breton de dimanche, publiera un compte-rendu détaillé de l'inauguration.

 

Ouest Eclair du 02/10/1923

 

 


 

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AVIS D'ENQUETE. - Une enquête est ouverte à la mairie de Pleyben sur le dossier relatif à la demande formée par la Société Veuve Floch'lay, Bozec, Mahé et Cie, en vue d'obtenir l'autorisation d'établir une usine hydro-électrique au barrage n° 227 de Stéréon, sur le canal de Nantes à Brest. Le projet restera déposé à la Mairie du  I8 février au 3 mars.

Ouest Eclair du 24-02-1924 - éd. Finistère Morbihan

 

 


 

UN DERAILLEMENT- Le train ordinaire des voyageurs partant de Carhaix à 16 h. 10 et devant arriver à Pleyben, à 18 heures a déraillé à cent mètres de la gare, tout près du passage à niveau de la route nationale. L'accident serait dû à la rupture des tringles de l'aiguille servant à rapprocher les rails. Le train marchait à une allure de 20 kilomètres à l'heure environ. Le mécanicien a réussi à renverser la vapeur et à bloquer les freins. Il n'y a pas eu d'accidents de personnes. Le chauffeur et le mécanicien l'ont échappé belle, la locomotive s'étant presque renversée. Ils n'ont eu que quelques contusions sans gravité. Un train de secours est arrivé de Carhaix à 20 h. 05. Les dégâts matériels sont sérieux.

Ouest Eclair 04-06-1924 - éd. Finistère Morbihan

 


 

 

 

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